Et si cette année, on oubliait les résolutions ?
Chaque début d’année, le même rituel revient : une liste de résolutions ambitieuses, souvent pleines de bonnes intentions… et parfois vite oubliées. Faire plus de sport, manger mieux, être plus organisé·e, plus serein·e, plus tout.
Et si, cette année, on changeait d’approche ?
Plutôt que de multiplier les objectifs, je te propose deux alternatives plus douces et plus alignées : choisir un mot de l’année ou créer un vision board.
Pourquoi les résolutions classiques sont souvent abandonnées ?
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
plus de 40 % des personnes abandonnent leurs résolutions dès la fin du mois de janvier.
Autrement dit, beaucoup de ces engagements ne durent pas plus de quelques semaines.
Mais pourquoi est-ce si difficile de tenir ses résolutions ?
La psychologie derrière l’abandon des résolutions
Les résolutions reposent souvent sur plusieurs mécanismes psychologiques fragiles :
Elles sont motivées par la culpabilité
Elles naissent fréquemment d’un sentiment de “je ne fais pas assez” ou “je devrais être différent·e”, ce qui crée une pression interne dès le départ.Elles sont trop orientées sur le faire, pas sur l’être
“Aller à la salle 3 fois par semaine”, “arrêter le sucre”, “être plus productif·ve”… Ces objectifs demandent un effort constant sans toujours être reliés à un sens profond.Elles laissent peu de place à l’imprévu
La vie reprend vite ses droits : fatigue, charge mentale, imprévus. Quand on “rate”, l’effet est souvent tout ou rien : on abandonne complètement.Elles activent la motivation à court terme
L’élan du 1er janvier est puissant, mais il repose sur une énergie ponctuelle. Une fois cette motivation retombée, il devient difficile de continuer.
Résultat : découragement, sentiment d’échec, et parfois une forme de lassitude face au changement.
Plutôt que de conclure que “nous manquons de discipline”, il peut être utile de changer de regard. En coaching, on observe souvent que lorsque un grand nombre de personnes rencontrent la même difficulté, le problème ne vient pas des individus, mais du cadre proposé.
Les résolutions reposent sur un modèle très exigeant : fixer un objectif précis, s’y tenir coûte que coûte et considérer tout écart comme un échec. Or, ce modèle fonctionne mal lorsque la motivation fluctue, que la fatigue s’installe ou que les priorités évoluent — ce qui est parfaitement humain.
La question devient alors : quelle approche du changement peut réellement être soutenue dans le temps ?
Une approche qui accompagne les rythmes naturels, qui soutient la motivation sans pression excessive, et qui permet de rester engagé·e même quand tout ne se déroule pas comme prévu.
C’est ici qu’entrent en jeu deux outils complémentaires : le mot de l’année et le vision board.
Le premier apporte une direction intérieure, un cap émotionnel et intentionnel. Le second vient ancrer cette intention dans le concret, par l’image, la visualisation et le rappel régulier de ce qui compte vraiment. Ensemble, ils proposent une alternative plus souple, plus humaine et plus durable aux résolutions traditionnelles.
Le mot de l’année : une approche plus respectueuse de soi
Choisir un mot de l’année, c’est changer radicalement de posture.
Au lieu de se demander “Que dois-je faire de plus ?”, on se demande :
“Comment ai-je envie de vivre cette année ? Quelle énergie ai-je envie d’incarner ?”
Le mot de l’année agit comme un fil conducteur émotionnel et intentionnel. Il ne demande pas la perfection, mais invite à des ajustements progressifs. Même lorsque les routines se brisent ou que les plans changent, le mot reste là, comme un repère.
Contrairement aux résolutions :
il ne crée pas de sentiment d’échec,
il s’adapte aux hauts et aux bas,
il nourrit une motivation plus profonde et durable.
Par exemple, avec le mot douceur, on ne “rate” pas une journée sans sport : on écoute son corps. Avec clarté, on apprend à dire non sans se juger.
Le vision board : nourrir la motivation autrement
Exemple de Vision board
Le vision board complète parfaitement cette approche. Là où les résolutions sollicitent la discipline, le vision board sollicite l’émotion, l’imaginaire et le désir.
Sur le plan psychologique, visualiser :
renforce l’engagement,
rend les aspirations plus concrètes,
permet de se reconnecter régulièrement à ce qui a du sens.
Un vision board ne dit pas “je dois”, il murmure plutôt “voilà ce que j’ai envie de ressentir”. Il agit comme un rappel visuel bienveillant, surtout dans les moments de doute ou de fatigue — précisément là où les résolutions sont le plus souvent abandonnées.
Une autre façon d’aborder le changement
Face au constat que près d’une personne sur deux abandonne ses résolutions dès janvier, il devient pertinent de repenser notre manière d’aborder le changement.
Le mot de l’année et le vision board ne promettent pas une année parfaite. En revanche, ils offrent :
plus de souplesse,
plus d’alignement,
et une relation plus apaisée à ses objectifs.
Ils nous invitent à avancer non pas par contrainte, mais par cohérence intérieure.
✨ Et si vous preniez un moment, en ce début d’année, pour vous recentrer et avancer avec plus de sérénité et de confiance ?
Je vous invite à mon atelier découverte lundi 16 janvier. Inscrivez-vous : ICI.
Cet atelier découverte est une invitation à faire une pause consciente après l’effervescence des fêtes, à vous reconnecter à l’essentiel et à poser les premiers jalons de l’année à venir.